2006 “La violence contre les femmes, cela nous concerne”

association italienne
MASCHILE PLURALE (MASCULIN PLURIEL)

La violence contre les femmes, cela nous concerne.
Prenons la parole et engageons nous en tant que hommes.

On est en présence d´un renouveau quotidien de la violence exercé par les hommes sur les femmes, avec des donnés étonnantes, même dans les pays “évolués” de l´Occident démocratique. Des violences plus barbares comme l´homicide et les violences sexuelles, en passant par les contraintes et les négations des libertés dans le domaine familial, jusqu´aux manifestations de mépris envers le corps de la femme. Une étude mené par le Conseil d´Europe affirme que l´agressivité masculine est la première cause de morte violente et d´invalidité permanente chez les femmes entre 16 et 44 ans par tout dans le monde et cette violence se produit surtout entre les murs domestiques. On est face à une augmentation de la violence ou ce sont les femmes qui dénoncent plus ? Toujours est il qu´il existe aujourd´hui une opinion publique et un sens commun qui ne tolère plus ces manifestations extrêmes de la sexualité et de l´abus de pouvoir masculin.
Ceux qui travaillent dans les Ecoles et dans les services sociaux dénoncent une situation souvent très critique dans le comportement des garçons adolescents, plus inclines que les filles vers des comportements violents, individuels ou collectifs. Il se peut que la disparition des vieilles relations entre les sexes, basées sur la suprématie incontestée des hommes, provoque chez les hommes une crise et un dépaysement qui rend nécessaire une réflexion renouvelée, une autoanalyse précise et une recherche approfondie sur les dynamiques de notre sexualité et sur notre relation avec les femmes et avec les autres hommes.
La révolution féminine, à partir de la deuxième moitié du siècle dernier, a changé le monde. Premièrement nos vies ont changé, les relations familiales, amicales et amoureuses entre hommes et femmes, les relations avec les fils et les filles. Nos habitudes ont changées et nos façons de « ressentir » aussi. Les normes écrites de nos sociétés gardent trace, même si avec lenteur, de ce changement. La progression des libertés féminines n´est pas une exclusivité occidentale. Le mouvement d´émancipation et libérations de la femme s´est étendu sous différentes formes et avec diverses modalités et sensibilités. Par tout dans le monde.
La condition de la femme reviens fréquemment dans les débats sur le prétendu choque des civilisations. Nous croyons que la logique de la guerre et du choque des civilisations peut être dépassé seulement avec un changement de société basé, par tout dans le monde, sur une nouvelle qualité de la relation entre hommes et femmes. Nous traversons aujourd´hui une phase contradictoire, dans laquelle, il semblerait, se manifeste une réaction violente contre les changements produits par la révolution féminine.
La violence physique contre les femmes peut être interprétée en terme de continuité, de permanence d´une attitude masculine ancienne, aujourd´hui remise en cause, peut-être pour la première fois dans l´histoire aussi radicalement qu´aujourd´hui. Mais peut-on aussi l´interpréter comme une réponse dans le quotidien aux changements dans les relations entre les sexes.
Autre symptôme inquiétant est la multiplication de mentalités et de comportements inspirés par différentes formes de fondamentalisme, religieux, ethnique, politique, systématiquement accompagnés par une vision autoritaire et machiste du rôle de la femme.
Mais ces mêmes tendances sont actuellement exposée à une critique de plus en plus vaste, surtout, mas non exclusivement, du coté féminin. Dans un contexte d´insécurité (réel en partie et en partie exacerbé par les medias et le politique), d´émergence perpétuelle, de crainte d´actes terroristes et de préoccupations pour les contradictions crées par les nouveaux flux migratoires, la matrice de la violence patriarcale et sexuelle a été souvent renvoyée, dans le débats publics, à des cultures et des religions différentes de la notre. Maintes voix ont au contraire, insisté sur le fait que notre société occidentale n´a pas été, et ne l´est pas aujourd´hui, exclues par ce type de violence.
Il est au contraire possible que l´importance médiatique attribuée à la violence sexuelle de l´étranger (à l´étranger ?)soit une réponse à un mécanisme de  refoulement et de fausse conscience par rapport à l´existence de ce type de violence dans nos comportements d´hommes occidentaux.
On parle de l´exigence d´accroitre le role des institutions publiques en la matière, en réfléchissant par exemple à la possibilité que les institutions locales et l´Etat puissent se constituer partie civile dans les procès pour violence contre les femmes.
On accuse un hypothétique « silence du féminisme » face aux multiplications des actes de violence. Nous pensons que le moment est arrivé pour une prise de parole publique claire et d´une  responsabilisation du coté masculin. Ces dernières années nous avons assisté aux réflexions sur la crise de l´ordre patriarcale de la part d´hommes ou de groupes d´hommes. Mais il est nécessaire aujourd´hui de faire un saut de qualité, d´enclencher une prise de conscience collective. La violence est l´urgence la plus dramatique. Une présence publique forte contre la violence de la part des hommes pourrait recouvrir une valeur symbolique important. Diffuser et signer cet appel, appeler aux rencontres, rassemblements, manifestations dans les villes pour provoquer une confrontation réelle, serait déjà un pas important. Nous sommes de plus en plus convaincus qu’il y a un fil rouge entre phénomènes très distants, tous liés par l´insoutenable résistance des hommes de notre société à la volonté des femmes de décider de leur vie, de donner un sens à cette nouvelle liberté et d´agir en conséquence : le corps féminin est nié avec violence.
Il est méprisé et utilisé come simple objet d´échange (notamment dans le dernier scandale concernant des hommes politiques qui offraient des apparitions télévisuelles en échange de prestation sexuelle à des jeunes femmes) Ce même corps est écarté du domaine du pouvoir : dans la politique, dans le milieu académiques, dans l´information, dans le entreprises, dans les organisations syndicales. Le regard masculin ne voit pas encore de façon adéquate la grande transformation de notre société, produite dans les dernière décennies par l´entrée massive des femmes dans le marchée du travail. Nous proposons et nous espérons que enfin dans toute l´Italie une réflexion publique s´organise entre les hommes, dans les familles, dans les écoles et dans les universités, dans le monde politique et de l´information comme dans celui du travail ne réflexions commune capable de déterminer un changement évidant dans les comportements quotidiens et dans la vie de chacun.
www.maschileplurale.it Pour souscrire cet appel:  [email protected]

Maschile Plurale

"Raffina i sentimenti, trasgredisci i rituali"

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